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Christophe Cannaud est naturopathe. Il est le directeur du Collège de Naturopathie rénovée, le CNR, qu’il a créé avec André Lafon. Il est par ailleurs professeur de yoga et diplômé en massage traditionnel thaï à l’université de Bangkok. Il partage sa vie entre la Thaïlande où il s’occupe d’un orphelinat et La Rochelle où il dirige le CNR, l’une des premières écoles de naturopathie en Europe. Il est responsable des missions humanitaires de Naturopathes sans frontières.

Il accompagnera Arnaud Riou dans la formation « Congruence et authenticité du thérapeute ». Il répond avec Arnaud sur la posture de l’accompagnant…

QUESTION : Dans votre parcours de thérapeutes, quels ont été, au-delà des techniques liées à votre métier, les outils qui vous ont le plus aidés ?

Christophe CANNAUD : Je dirais que c’est avant tout la méditation, qui est le support de toute ma vie, et qui apporte la sérénité sur mes décisions, mes actions et l’aide que je peux apporter aux autres.

Arnaud RIOU : Trois outils m’ont particulièrement aidé dans ma posture : le théâtre, pour développer l’agilité des personnages, des émotions et des comportements ; la méditation, pour la posture juste ; et les arts martiaux, qui m’ont apporté ancrage et stabilité.

Dans votre carrière, dans quelles circonstances avez-vous pu vous sentir fragilisé ?

Christophe CANNAUD : Au départ, ce qui me fragilisait, comme de nombreuses personnes, je l’évitais ou je m’en protégeais, mais avec le temps j’ai compris que ces fragilisations étaient plutôt des « attaques » contre la carapace de mes certitudes qui ne demandaient qu’à voler en éclat. Aussi, ces fragilisations sont désormais pour moi des occasions d’assouplir et de dépasser. Je pense cependant que ce qui me fragilisera toujours, c’est la mort des gens. D’où ma recherche, depuis toujours, du sens de la vie.

Arnaud RIOU : Dans mes premières années d’accompagnement, je me sentais l’âme d’un sauveur. Je me croyais responsable de l’avenir des personnes qui venaient me voir. Aussi, je ressentais de l’impuissance lorsque ça n’allait pas assez vite, et un sentiment de culpabilité lorsqu’elles n’arrivaient pas à aller mieux. Avec les années, j’ai pris du recul. J’ai compris à quel point la « guérison » est un parcours personnel et intime qui appartient à chacun et qu’aucun thérapeute ou coach ne peut s’attribuer… Cela donne beaucoup de détente dans ma pratique.

Quelles sont d’après vous les principales qualités d’un thérapeute ?

Arnaud RIOU : L’humilité, le courage, la patience, la bienveillance, l’authenticité, l’agilité, l’humour et surtout une haute estime de l’être humain.

Christophe CANNAUD : Ce n’est pas de guérir, paradoxalement, mais d’aider à comprendre, non pas « à cause de quoi » l’on souffre, mais plutôt « comment » l’on souffre. Éliminer les causes des souffrances est infini et impossible. Changer son regard semble être une meilleure direction. Aussi le thérapeute devrait-il, peut-être, être ce guide qui permet de changer notre façon d’aborder nos souffrances.

Qu’est-ce qui vous rapproche d’Arnaud Riou ?

Christophe CANNAUD : Sans aucun doute une « vision » partagée sur l’invitation à changer ce regard que l’on porte sur les choses, la vie, la souffrance et la mort. Les chamans aiment à dire que lorsque l’on a dépassé cette vision terrorisante de la mort, on peut alors commencer à vivre…

Qu’est-ce qui vous rapproche de Christophe Cannaud ?

Arnaud RIOU : Sa simplicité. Christophe a une grande expérience de l’être humain, un parcours professionnel exemplaire, et il regarde le monde avec la fraîcheur d’un enfant ! C’est un bonheur de le fréquenter et un honneur d’animer ces journées avec lui.

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