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Lorsque l’imprévisible et le brutal, font irruption dans notre quotidien ; nous cherchons tous comment réagir.

Comme chacun, je me suis senti abasourdi par la violence qui a touché Paris. Toutes les émotions m’ont envahi. La tristesse, la colère, la peur, le sentiment d’impuissance, le découragement. Pourtant, au-delà de ces perturbations émotionnelles ; j’ai réussi à me relier à une source d’espérance inaltérable.

Inaltérable puisque non conditionnée par les événements extérieurs.

C’est dans cette source que j’ai puisé ma vitalité, ma foi, mon envie d’aller de l’avant, d’être utile, ma joie même ! C’est dans cette source que j’ai entretenu mon énergie pour continuer à donner des conférences ; à écrire, à maintenir mes consultations ; à apporter ma contribution pour ne pas devenir une victime de plus du terrorisme, de l’obscurantisme, du pessimisme et de la terreur.

Cette source d’espérance, je l’ai trouvée dans la méditation.

La méditation m’a rappelé que le sentiment de sécurité ne trouve jamais ses racines à l’extérieur de nous, mais à l’intérieur. C’est pourquoi nous pouvons nous sentir sécurisés au milieu de la tempête et totalement en panique dans une zone protégée.

La violence, l’agressivité, le bruit auquel nous sommes confrontés entre en résonnance avec la violence, l’agressivité, le bruit que nous produisons nous-même ; dans notre cœur. Pour faire la paix dans le monde commençons par faire la paix dans notre propre cœur.

Ce ne sont pas les militaires en treillis que je croise dans les gares parisiennes ; le regard à l’affût et le doigt sur la gâchette qui me sécurisent ; mais la profondeur de ma respiration.

M’échapper dans des films ne m’aide pas à me sentir plus vivant ou plus confiant. C’est le fait de sentir mon propre corps vibrer et respirer en conscience qui me m’aide à me sentir vivant ; et progressivement, me sécurise. Alors, je médite. Je ralentis chacun de mes gestes, je pose ma conscience sur mon corps physique, sur ma respiration. Je fais l’expérience de la pleine conscience.

Lorsque je médite, je retrouve la paix en moi. Presque instantanément. C’est alors seulement que je peux redevenir confiant dans le monde et dans les êtres humains ; optimiste. Je peux alors me relier à cette source de foi inaltérable.

Lorsque je médite, mon cœur s’ouvre à nouveau. La peur se dissipe et l’amour retrouve la place qu’il ne devrait jamais perdre. Car le contraire de l’amour n’est pas la haine, mais la peur. C’est ce que m’apprend la méditation. C’est lorsque nous avons peur que nous cessons d’aimer et de croire. C’est lorsque notre cœur s’ouvre à nouveau que nous cessons d’avoir peur.

La méditation me met en lien avec l’instant présent, avec la partie la plus vivante de mon être. Lorsque je médite, mes projections, mes peurs se dissolvent l’une après l’autre pour me permettre de m’ouvrir à un océan plus calme. Au milieu de la tempête, sous les vagues de la surface, le fond de l’océan est toujours calme. En méditant, je me connecte avec le fond de l’océan, la source de l’humanité, et la profondeur de mon amour.

Lorsque je médite, je peux identifier mes émotions. Elles sont là bien sûr ; la peur, la colère… Assez vite, je les regarde danser comme je regarde danser les vagues de la tempête. En prenant ce recul nécessaire, je cesse de m’identifier à elles. Les émotions ne sont pas ma personnalité. Elles ne sont pas mon être profond. Elles me traversent, m’envahissent parfois et je ne peux pas les empêcher de me toucher. En revanche, il ne tient qu’à moi de les dissoudre, de les laisser fondre à la lumière de ma conscience, de ma respiration, de mon calme.

L’action juste ne peut s’épanouir que si elle naît de la profondeur de notre être. Les actes posés sous le coup de la colère ou de la peur ne sont que des réactions émotionnelles, des pulsions. Je les comprends, mais ils ne viennent que de notre partie blessée et ne sont porteurs d’aucune réparation. Les actes posés en réaction provoquent eux mêmes d’autres réactions et d’autres violences. Toutes les guerres sur cette terre l’ont prouvé.

Aujourd’hui, chaque jour, je ressens de la peur et chaque jour je ressens de la tristesse. Aussi, chaque jour je médite et j’offre à mon cœur l’espace dont il a besoin pour se déployer.

Certains en lisant ces lignes pourraient craindre de ne pas savoir méditer, de ne pas savoir par où commencer. Pour ma part, bien sûr, les enseignements reçus des maîtres pendant des années, les livres lus, les retraites me sont précieux aujourd’hui plus que jamais.

Mais l’endroit où vous êtes ici et maintenant est le meilleur endroit pour commencer à méditer. Vous êtes exactement à votre place. Il n’y en a pas d’autre. C’est en vous accueillant vous même là où vous êtes que vous commencerez à générer de la paix.

Il n’y a pas de protocole obligatoire pour méditer ; il n’est pas nécessaire d’être bouddhiste, de croire en Dieu, d’être initié. Il est juste nécessaire d’être humain ; de prendre le temps de quelques respirations. De fermer les yeux. De laisser le corps se détendre.

Il n’y a rien à faire, juste à être. Alors progressivement, la respiration devient plus profonde, l’abdomen se détend, les mâchoires se relaxent et l’esprit s’apaise. Alors progressivement, un espace vide se crée. C’est aussi simple que ça. C’est de cet espace vide que vous vous remplirez de vous. C’est de cet espace vide que naît votre calme, votre confiance et l’inspiration à partir de laquelle les actes justes s’imposeront… Comme une évidence.

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