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Charlie est mort, vive Charlie !

Pourtant, ce soir, je ne ressens aucune colère.
Une immense tristesse, oui,
Car quand j’apprends qu’un homme est abattu par l’un de ses frères.
C’est comme une partie de moi qui meurt.
Nous ne sommes pas séparés les uns des autres,
et ce soir j’ai eu l’impression de mourir tant de fois.

Alors, à qui en vouloir ?
Au fou inconscient qui tenait le fusil ?
À ceux qui lui ont vendu ?
À celui qui lui a appris à tirer ?
À ceux qui ont nourri de la haine dans son cœur ?
Et ceux qui crient déjà vengeance ?
À ceux qui, par leur fanatisme, nourrissent la peur de l’autre ?

La France vit le chaos ce soir,
La France et toutes les parties du monde.

Et pourtant, c’est du chaos que naissent les étoiles.

Jamais autant d’humains ne sont sortis aussi rapidement dans la rue
Que ces dernières vingt-quatre heures.

Pas pour crier leur colère,
Mais pour afficher une solidarité spontanée ;
Pour allumer une bougie ;
Pour pleurer silencieusement devant la folie des hommes
Dans un élan de cœur désintéressé et sensible.

Je fais le vœu ce soir que, de cet enfer, naisse la lumière.
Car il nous faut parfois voir le pire de l’humanité
Pour aspirer au meilleur
De toute notre fougue, de tout notre cœur, de toute notre âme.

Paris, 8 janvier 2015
Arnaud

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